La Chambre de Sue Ellen

Entrer dans la chambre de quelqu’un signifie pénétrer son espace intime.

Ici, l’Individu est invité à traverser celle de la fameuse Sue Ellen, et à se mettre en regard de celle-ci.
De l’autre côté d’une vitre, une femme (actrice ?) évolue au milieu de bouts de décors arrachés qui peuplent son espace.
Sa voix est proche, mais son corps est séparé.

La saoule Sue – monstre de catharsis – nous parle à l’heure des rêves et des fantasmes, à ciel ouvert.
Son histoire, issue de la culture cathodique, se raconte ici de manière théâtrale.
La figure s’expose, pleine de déboires.
Elle pleure la mort d’un idéal/Celle qu’elle était : chanteuse – danseuse – mannequin – ancienne trace de muse romaine… elle tente de s’échapper – se nourrissant de chimères/d’étoiles/d’alcool – naturellement – radote…

« De toute évidence, l’alcool est un facteur de langage… Bacchus est un dieu bon ; en faisant divaguer la raison, il empêche l’ankylose de la logique et prépare l’invention rationnelle »
(Bachelard).

Et si Sue Ellen n’est que le personnage en oubli d’une ancienne « Miss Texas », appartenant à une série surannée, ne sous-estimons pas les millions de sentiments compassionnels qu’elle provoqua, et donnons lui, le temps d’un spectacle, la chance d’effleurer le panthéon du monde tragique.

Tout n’est que question d’imaginaire.

Ecriture et mise en scène: Charles-Eric Petit
Jeu: Elisa Voisin
Voix: Jocelyne Monier
Son: José Amerveil
Lumière: Laurent Coulais
Scénographie: Gilles Desplanques.

 

Ce spectacle a été programmé en coproduction avec Komm-n-act/Cie l’Individu/Théâtre des Bernardines/Galerie HO/Ville de Marseille et en coréalisation avec L’Histoire de l’oeil/Les Bancs Publics/Theâtre des Argonautes.

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